L’UNSA, la CGT, la CFDT adressent une
Lettre ouverte au Président de la République
Monsieur le Président,
Ces dernières semaines, un large mouvement de soutien aux jeunes étrangers scolarisés s’est développé dans la société française, qui transcende les clivages politiques et sociaux. Nos organisations syndicales, notamment dans l’éducation nationale, nos militants et nos adhérents dans les écoles de leurs enfants ont participé à de nombreuses actions de parents d’élèves, d’enseignants et de jeunes pour refuser ces expulsions.
La circulaire du 13 juin 2006 du ministère de l’Intérieur prévoit la reprise des expulsions pour les familles qui ont pu bénéficier d’un sursis jusqu’à la fin de l’année scolaire. Elle autoriserait la régularisation d’une partie des familles concernées.
A compter du 1er juillet, ces enfants et leurs parents redeviennent expulsables. Ils risquent, alors, de voir s’accentuer leur situation de précarité de logement, d’accès aux soins et à partir de la rentrée prochaine ils seraient privés de l’accès à l’éducation en France, alors même que souvent, ils ne connaissent pas la langue de leur pays d’origine et seraient donc étrangers aussi là-bas.
La situation de ces familles nous concerne tous, pour des exigences humanitaires certes, mais aussi pour l’intégration future de ces jeunes étrangers dans la communauté nationale. Car les institutions de la République et en premier lieu, l’école, leur ont tenu, de fait, une promesse d’intégration.
Quelle image du « vivre ensemble » offrirait-on à ces futurs adolescents et jeunes adultes et quelle représentation des valeurs qui fondent la société française, si la République les condamnait à vivre dans la précarité et la peur d’une situation qu’ils n’auront pas choisie ?
A la veille du 14 juillet, nous vous demandons solennellement, Monsieur le Président, de faire en sorte que les autorités de la République renoncent à poursuivre les parents sans papier des enfants scolarisés et qu’elles s’engagent à tout mettre en œuvre pour accélérer la régularisation de toutes ces familles, en élargissant les critères de l’admission au séjour « dans l’intérêt des enfants », énoncés dans la Circulaire du 13 juin 2006.
Dans l’attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’expression de notre considération distinguée.
CGT CFDT UNSA
Bernard THIBAULT François CHEREQUE Alain OLIVE
Rapports Chertier et Hadas-Lebel, l’UNSA reçue par Dominique de Villepin
Une délégation de l’UNSA, conduite par son secrétaire général Alain Olive, sera reçue par le Premier ministre, Dominique de Villepin, le lundi 10 juillet 2006 à 15 heures.
Cette réunion sera consacrée aux rapports Chertier et Hadas-Lebel sur la modernisation du dialogue social et la représentativité des syndicats
Une délégation conduite par John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), a présenté au Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen, les principales revendications syndicales le 26 juin dernier. En effet, la Finlande succède à l’Autriche à la Présidence de l’Union européenne (UE) à compter du 1er juillet 2006.
Pour la CES, au cours des six mois à venir, un des principaux objectifs devrait consister à encourager les investissements dans l'innovation et la technologie à travers toute l'Europe, à l’instar de la Finlande, afin de stimuler l'offre d'emplois qualifiés. Il est significatif de relever que ce pays consacrait en 2004 plus de 3,5% de sa richesse nationale (PIB) aux dépenses de recherche-développement, soit le meilleur résultat après la Suède (3,74).
Selon John Monks : « L'Europe doit se concentrer sur un agenda positif afin de répondre aux préoccupations les plus pressantes des citoyens et des travailleur, et de rétablir leur confiance et leur soutien à l'UE ».
Pour les syndicats européens, trois domaines sont prioritaires : l'Europe sociale et la dimension sociale tant du marché intérieur que des relations commerciales et extérieures.
Ainsi, la poursuite de la mise en œuvre du marché intérieur de l'UE doit aller de pair avec des mesures de protection des travailleurs et des citoyens.
La CES incite également la Présidence à impliquer les syndicats dans les relations extérieures de l'UE et à promouvoir le progrès social au sein de celles-ci.
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L’UNSA présente
à la manifestation contre l’expulsion
des enfants étrangers scolarisés de parents sans papiers
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L’UNSA signataire de la pétition « Uni(e)s contre l’immigration jetable - UCIJ» ainsi que de celle du Réseau éducation sans frontières (RESF) a participé à la manifestation du samedi 1 juillet 2006 à 15h. Le défilé qui a rassemblé des milliers de personnes, depuis la place de la Bastille jusqu’au Parc de Bercy, a scandé son opposition à l’expulsion des enfants étrangers scolarisés de parents sans papiers et le retrait du projet de loi « Immigration, intégration ».
L’UNSA réaffirme que ces situations dramatiques et inhumaines sont les conséquences d’une législation sur l’immigration qui a renvoyé nombre d’étrangers dans la clandestinité. L’actuel projet de loi sur l’immigration, que l’UNSA considère qu’il est inutile et dangereux, remet en cause un ensemble de droits fondamentaux et risque d’alimenter la montée de la xénophobie et des pratiques discriminatoires.
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La prévention
ne se réduit pas
à la répression
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Un projet de loi sur la prévention de la délinquance, très contesté par les milieux professionnels concernés, a été présenté au conseil des ministres d’hier. Il sera enfin possible de prendre connaissance des mesures prévues, sur lesquelles le gouvernement a entretenu jusqu'à maintenant la plus grande opacité.
L'UNSA a entrepris depuis plusieurs mois une réflexion sur le sujet, a rencontré le Comité interministériel de la Prévention de la Délinquance pour tenter une concertation sur un sujet qui nécessiterait un véritable débat de société, au-delà des clivages politiques et idéologiques. Ce domaine sensible touche concrètement le quotidien des gens. Nous contestons une forme d'instrumentalisation des questions relatives à la délinquance des mineurs ou des jeunes des banlieues à des fins politiques.
La philosophie générale du texte privilégie nettement l'approche répressive sur la dimension éducative ou sociale. Au point de s'interroger sur l'utilisation du mot "prévention" dont le sens nous semble ici très éloigné de son champ sémantique usuel.
L'UNSA estime, avec les professionnels qu'elle représente, qu'avant de proposer de nouveaux dispositifs, il conviendrait de reconnaître et d'évaluer ceux qui existent déjà et de donner, enfin aux personnels, les moyens d'exercer pleinement leurs missions.
S'agissant du rôle primordial dévolu aux maires, point central du projet, l’UNSA dénonce la confusion des pouvoirs qui résulterait de l'attribution aux maires de compétences en matière de justice et de sanctions. Elle propose d'organiser une réflexion de fond, éthique, citoyenne, à propos du statut du travail social, de ses implications sur un territoire donné et de sa nécessaire évaluation. Le simple "bon sens" nous conduit à penser qu'il faut décloisonner les interventions, bousculer les corporatismes sans évacuer la question du partage de l'information dans le respect des déontologies et de la vie privée des familles, en associant étroitement les familles et les personnes aux actions engagées.
Concernant les modifications qui engagent l'ordonnance de février 1945, l'UNSA estime qu'elles doivent être différées. La volonté réitérée de calquer de plus en plus les réponses pénales apportées aux mineurs sur celles prononcées à l'encontre des majeurs – comparution immédiate, composition pénale, etc. - n'a pas notre assentiment.
La personnalité du mineur, adulte en construction, son environnement familial et social doivent être considérés prioritairement dans l'élaboration d'une sanction en relation avec l'acte commis. Nous sommes opposés à toute tentative de" confusion", en contradiction avec l'esprit des textes fondateurs et incompatible avec la Convention Internationale des droits de l'Enfant !
Pour l'UNSA, il est indispensable de faire une pause législative quant aux orientations relatives aux mineurs et jeunes majeurs sous main de justice
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La Confédération européenne des syndicats (CES) a dénoncé la position de la Chambre de commerce européenne en Chine qui s’est prononcée contre l’adoption de nouvelles lois pour réduire le temps de travail et améliorer le niveau des salaires. En effet, la Chambre de commerce considère que cela « augmenterait les coûts de production chinois et obligerait les entreprises étrangères à reconsidérer de nouveaux investissements voire la poursuite de leurs activités en Chine ».
Pour John Monks, Secrétaire général de la CES : « Il est scandaleux que des entreprises européennes à la recherche de profits menacent de désinvestir si l’on devait introduire des normes même très minimales en Chine. Plutôt que de s’engager dans une course au nivellement vers le bas, elles devraient respecter partout dans le monde des normes qu’elles sont supposées respecter dans leurs pays ».
Par conséquent, la CES a souligné la nécessité de politiques européennes assurant la promotion des normes fondamentales du travail et le travail décent, en réponse à la consultation lancée par la Commission européenne sur les relations commerciales et économiques entre l’Union européenne et la Chine.
L’UNSA, membre de la CES, soutient totalement cette condamnation et l’exigence du respect des normes fondamentales du travail.
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Rapport Chertier sur l’amélioration du dialogue social : Depuis plusieurs années maintenant, l’UNSA déplore que notre pays n’ait pas la démocratie sociale qu’il mérite.
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Expression directe La prochaine émission d’Expression Directe aura lieu le dimanche 7 mai 2006 sur France 3 vers 11h30 Elle durera cinq minutes et a pour thème « l’UNSA défend les salariés » |
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Chiffres du chômage en mars :
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Une baisse homéopathique pour cause de croissance insuffisante et une indemnisation du chômage qui accroît la précarité. |
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SA, il est urgent d’accroître l’effort en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Ce sont des facteurs déterminants pour développer la croissance économique et la création d’emplois de qualités. |
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Résultats d’élections professionnelles
Représentativité
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L’UNSA, dans le secteur Banque-Assurances, recueille des résultats très encourageants et en progression dans des élections CE récentes : En Lorraine : le SU UNSA remporte 357 des 966 suffrages exprimés, soit 36,96 %, loin devant SUD (27,95%) et la CGC (20,08%). |
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Immigration :
Halte à la surenchère dangereuse ! Communiqué de presse UNSA, CFDT, CGT, à propos du projet de loi «Immigration, intégration» examiné à L’Assemblée nationale le 2 mai 2006
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À l’occasion de l’examen en première lecture par l’assemblée nationale du projet de loi «Immigration intégration» nos organisations réaffirment que ce texte porte atteinte aux libertés individuelles et aux principes des droits fondamentaux. Il crée également des inégalités inacceptables dans le droit du travail. |
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La Commission européenne progresse sur les services sociaux d’intérêt général
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La Confédération européenne des syndicats (CES) dont l’UNSA est membre, se félicite de la Communication de la Commission sur les services sociaux d’intérêt général (SSIG) du 26 avril. C’est un premier pas positif mais insuffisant. |