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Mardi 27 Juin 2006

La Banque centrale européenne (BCE) s’est engagée dans une série de hausses des taux d’intérêt par crainte, entre autres, que l’augmentation des salaires soit plus élevée que les prévisions. Cependant, l’analyse de la Confédération européenne des syndicats (CES) des conventions collectives conclues très récemment montre que la progression des salaires est tout simplement trop faible pour représenter un danger d’inflation, tant actuellement que dans les années à venir. En augmentant les taux d’intérêt, la BCE se trompe de combat et néglige le fait que la faible augmentation des revenus des salariés pourrait entraîner un nouveau recul de la croissance.

 

John Monks, secrétaire général de la CES, a affirmé : "Nous reconnaissons que la BCE doit combattre l’inflation si elle constitue un réel danger. Mais nous ne pouvons accepter que l’objectif de stabilité des prix soit confondu avec une politique de maintien des salaires à tout moment et à tout prix."

 

Selon l’étude de la CES, l’ensemble de ces accords salariaux révèle que la croissance moyenne des salaires de la zone euro est à peine perceptible. Elle passerait de 2,3% en 2005 à 2,5% en 2006, ce qui est sensiblement inférieur à l’indice, donné comme référence, de l’évolution inflationniste des salaires qui est d’environ 3,5% (objectif de 2% en matière d’inflation plus 1.5% d’augmentation de productivité).

 

En résumé, au-delà de 2007 et à condition que la BCE permette la poursuite de la relance, la croissance des salaires va certainement s’accélérer. Mais compte tenu que l’augmentation des salaires est trop faible pour soutenir une vaste relance et qu’elle est loin d’être inflationniste, elle doit être accueillie avec satisfaction et non avec crainte.

 

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Mardi 27 Juin 2006

La Banque centrale européenne (BCE) s’est engagée dans une série de hausses des taux d’intérêt par crainte, entre autres, que l’augmentation des salaires soit plus élevée que les prévisions. Cependant, l’analyse de la Confédération européenne des syndicats (CES) des conventions collectives conclues très récemment montre que la progression des salaires est tout simpl

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Mardi 27 Juin 2006

SMIC : le coup de pouce
du gouvernement est insuffisant

 

L’augmentation légale du SMIC sera finalement accompagnée d’un coup de pouce nécessaire mais nettement insuffisant.

Face à la situation des ménages qui voient les loyers, les services cruciaux comme l’eau, le gaz, l’électricité... augmenter de manière explosive et dans une situation où le surendettement et la pauvreté augmentent, ce salaire minimum est loin de constituer un moyen d’existence décent.

L’UNSA revendique une véritable politique des salaires et pas uniquement un ajustement annuel par le SMIC.

 

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Mercredi 14 Juin 2006
Hier Sanef demain Autostrade et Vinci ? Notre nouveau repreneur Abertis aura-t-il la capacité à digérer ou courons nous le même risque qu'ont connu les télécommunications avec les conséquences catastrophiques  pour les salariés? 
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Mercredi 14 Juin 2006

les salariés ne sont pas des produits jetables,  derrière ces contrats il y a avant tout des femmes et des hommes,  aidons les à conserver leur dignité.  Ci joint une réflexion du groupe Attac

CDD, intérim, CNE, CPE   Quelles alternatives à la précarité et au chômage ?
 
Les luttes sociales du printemps 2006 contre le contrat première
embauche (CPE), d’une ampleur historique, constituent la première
mobilisation d’ensemble de la jeunesse et du salariat contre le chômage
et la précarité. Ce mouvement social, qui a rassemblé étudiants,
lycéens, salariés ayant un emploi et chômeurs, a montré, qu’il était
possible de faire reculer le gouvernement sur un point essentiel grâce à
son unité et à la capacité de rassemblement des syndicats, et cela
malgré l’échec récent des luttes contre le démantèlement des retraites
et de l’assurance-maladie.

Depuis trente ans, l’insécurité sociale (la précarisation du travail, du
logement, etc.) ronge la société. Elle est la cause essentielle de
l’aggravation des inégalités ; elle entrave les capacités de résistance
et d’innovation sociale et affaiblit toutes les luttes sociales. Les
jeunes, mais aussi les femmes, les immigrés, les salariés « d’en bas »
(ouvriers, employés) sont particulièrement touchés. L’insécurité sociale
met en péril la démocratie : la peur, le racisme, les replis
identitaires font le jeu des partisans des « solutions » autoritaires.
La lutte contre le chômage et la précarité est un combat décisif, en
France, en Europe et dans le monde. Le mouvement social doit avancer ses
propres solutions. La précarité ne saurait en aucun cas être une réponse
au chômage. L’un et l’autre ne pourront être éliminés sans remettre en
cause le partage des richesses imposé par le capitalisme financier.
Il est urgent de changer de politique et de rendre effectif le droit à
l’emploi théoriquement inscrit dans la Constitution française. Pas
n’importe quel emploi : un emploi stable, normalement rémunéré, avec des
conditions de travail décentes, pour des productions utiles et
soutenables. C’est possible : pour contribuer au débat, Attac avance ses
analyses et ses propositions.

1. La flexibilité est déjà là
Depuis 20 ans, les politiques néolibérales n’ont cessé de déréguler le
marché du travail, aujourd’hui gangrené par la précarité. La flexibilité
existe déjà massivement avec l’intérim, les CDD, le temps partiel
imposé, les stages et contrats aidés. En France, le nombre de ces
emplois précaires a augmenté de 2,5 millions en 20 ans : 1 700 000
salariés sont sur des CDD ; chaque jour 500 000 salariés sont au travail
sur une mission d’intérim. Les jeunes constituent la majorité de ces
précaires.
Chaque année, 800 000 à 900 000 salariés sont licenciés, la plupart
titulaires de CDI. Les trois quarts le sont pour « motif personnel », un
quart pour « motif économique ». Dans neuf cas sur dix (c’est-à-dire
hormis pour les licenciements collectifs), les procédures sont très
simples : un entretien puis l’envoi d’une lettre de licenciement
précisant les motifs. Le coût du licenciement d’un CDI dans les deux
premières années est quasiment nul. Ensuite il augmente progressivement
et peut représenter 1 à 2 ans de salaire pour des salariés ayant une
certaine ancienneté. Pas de quoi ruiner des groupes qui croulent sous
les profits.
« Oui, c’est facile de licencier, mais ensuite on risque gros devant les
tribunaux » répondent les avocats de la flexibilité. C’est la fameuse «
insécurité juridique » dont le Medef ne cesse de se plaindre. Or la
notion même d’insécurité juridique est contestable. En outre, les juges
civils n’ont leur mot à dire que sur les plans sociaux, qui ne
concernent que les paquets de plus de 10 licenciements économiques dans
les grandes entreprises, soit à peine plus de 10 % du nombre total de
licenciements. Concernant les licenciements pour « motif personnel »,
seulement un sur cinq fait l’objet d’une contestation devant les
prud’hommes. L’augmentation récente des litiges résulte uniquement de
l’envolée de ces « licenciements pour motif personnel » : + 60 % entre
2000 et 2003. Car les directions des ressources humaines ont appris à
contourner la législation sur les plans sociaux pour remplacer les
licenciements économiques par des licenciements pour faute ou pour
insuffisance professionnelle.
Avec le contrat nouvelle embauche (CNE) et le CPE, Dominique de Villepin
a voulu supprimer l’obligation de motiver le licenciement. Mais, pour le
CPE, la « rue » l’a renvoyé dans ses buts. En outre, un contentieux
juridique est en train de se former au sujet du CNE.

2. Pas davantage d’emplois, mais envolée des profits financiers
Le CNE ne crée pas le moindre emploi supplémentaire, mais transforme des
emplois stables en emplois précaires. Les comparaisons internationales
ne révèlent aucun lien entre la flexibilité de l’emploi et les
performances du « marché du travail ». Parmi les pays européens qui ont
apparemment de bonnes performances en matière d’emploi, certains sont
caractérisés par des contrats de travail protecteurs : c’est le cas de
la Suède où le licenciement est fortement encadré. D’autres, comme le
Royaume-Uni, ont au contraire beaucoup de flexibilité. L’emploi a certes
progressé au Royaume-Uni, mais pas beaucoup plus vite qu’en France, et
le recul du taux de chômage est surtout dû au découragement de nombreux
chômeurs qui ne recherchent plus d’emploi, ainsi qu’au gonflement de la
catégorie des « invalides ».



Quant au « modèle » danois, qui combine une grande facilité de licencier
avec des indemnités de chômage très élevées, il constitue sans doute un
modèle intéressant, mais il existait déjà au début des années 1990
lorsque le Danemark avait un taux de chômage à deux chiffres. En outre,
de 1993 à 2003, avec cette fameuse « flexicurité », l’emploi a augmenté
de 6 % au Danemark, alors que la France, avec son « modèle social »
prétendument désuet et ses 35 heures, n’a créé « que » 11 % d’emplois
supplémentaires... C’est en gonflant les préretraites et les stages de
formation que le Danemark a réduit son chômage, tout comme les Pays-Bas
en attribuant le statut d’invalides à 12 % de leur population active.
Qu’ils soient chômeurs de longue durée (en France), invalides (aux
Pays-Bas) ou découragés (au Royaume-Uni), qu’ils soient CDD,
intérimaires ou sur des contrats « jetables », les exclus et les
précaires sont les victimes du même système économique impitoyable qui
ne prend en considération que la rentabilité financière de court terme.
Il s’agit de faire supporter intégralement le risque du marché par les
salariés. Les actionnaires ne veulent pas voir leurs profits se réduire
quand l’activité faiblit : ils exigent de pouvoir répercuter
immédiatement les aléas des marchés sur les salariés, les sous-traitants
et finalement sur toute la société. La précarisation est le moyen de
soutenir et de stabiliser les niveaux extravagants de rentabilité
aujourd’hui atteints par les grands groupes financiers.

3. Demain le « contrat unique » pour tous les salariés ?
Le véritable objectif du CPE, suivant en cela celui du CNE, n’était pas
seulement d’accentuer la précarisation de l’emploi des jeunes, mais
aussi et surtout d’avancer vers le « contrat unique ». Le CNE et le CPE
devaient permettre d’enclencher une véritable régression historique qui
visait beaucoup plus largement le CDI. L’OCDE le dit par la voix de son
économiste en chef Jean-Philippe Cotis : « Le CPE, tel qu’il est, ne
peut être qu’une première étape vers une unification des contrats de
travail, car au bout de deux ans on entre à nouveau dans l’ancien
système (celui du CDI) dont on pense qu’il est trop restrictif ».
Dominique de Villepin l’a confirmé dans un entretien au Monde du 30 mars
2006 : « j’ai pensé que la Valda passerait mieux avec le CPE qu’avec le
contrat unique ».
Le statut protecteur du CDI est une conquête relativement récente. Il a
fallu attendre 1973 pour voir apparaître en France un cadre légal et
réglementaire concernant le licenciement individuel. Avant, il
appartenait au salarié d’apporter la preuve du caractère abusif du
licenciement prononcé par son employeur. On imagine les difficultés des
salariés devant les tribunaux, par exemple lorsqu’il faut mobiliser les
témoignages de camarades de travail eux-mêmes soumis-e-s à la pression
de l’employeur. Car il existe une dissymétrie fondamentale dans la
relation d’emploi entre l’employeur et le salarié : l’employeur dispose
du pouvoir d’organiser le travail, et de révoquer le contrat de travail.
Le salarié peut certes démissionner, mais encore faut-il que le marché
du travail lui permette de trouver ailleurs un emploi aussi bien rémunéré.

La loi de 1973 oblige l’employeur à invoquer une « cause réelle et
sérieuse » pour justifier le licenciement. « Réelle » : il doit s’agir
d’une cause objective, reposant sur des faits précis et exacts. «
Sérieuse » : il ne peut s’agir d’une faute légère, ou d’une difficulté
économique passagère. La loi n’oblige cependant pas l’employeur à
apporter la preuve de la cause réelle et sérieuse au salarié, mais
laisse aux tribunaux le soin de trancher les éventuels litiges.
On cherche en vain la « modernité » dans des dispositifs comme le CNE et
le CPE. Banaliser le licenciement sans cause réelle ni sérieuse, c’est
simplement démanteler la loi de 1973 et liquider le CDI. Les salariés et
leurs organisations syndicales ne s’y sont pas trompés, comme en
témoigne leur très large participation au mouvement anti-CPE.
S’agirait-il de « lutter contre les inégalités » entre CDD, intérimaires
et CDI, entre salariés précaires et salariés protégés, en instituant un
contrat de travail unique ? Le Medef n’a évidemment aucune intention de
renoncer au CDD et à l’intérim, que les partisans du contrat unique ne
proposent d’ailleurs pas d’interdire. Le nouveau contrat n’aura donc
d’unique que le nom. Son objectif ? Faire exploser le « noyau dur » du
CDI, dont les règles protègent encore la majorité des salariés du
secteur privé. Tous les salariés deviendront jetables. La menace
permanente du licenciement arbitraire portera un coup sévère aux
capacités de résistance et d’organisation collective des salariés.

DES SOLUTIONS SONT POSSIBLES

Le chômage et la précarité ne sont pas des fatalités du XXIe siècle.
Lutter contre ces fléaux demande de réorienter et de réorganiser
l’activité humaine dans le but de satisfaire les besoins sociaux et
écologiques. Cette urgence doit présider les politiques en France, en
Europe, dans le monde.

Pour redonner du souffle à la construction européenne il faut la
réorienter radicalement :

-Mener une tout autre politique économique : il faut en finir avec le «
pacte de stabilité ». Il faut réformer la Banque centrale pour permettre
aux Etats d’emprunter près de leur banque centrale ou de la Banque
centrale européenne pour financer des investissements utiles et
appliquer une politique de crédits différentiés favorisant la
satisfaction des besoins écologiques et humains. Il faut augmenter le
budget européen, notamment par une taxation des revenus financiers. Il
faut une harmonisation fiscale européenne sur le capital et ses revenus
afin de donner aux Etats et aux collectivités locales les moyens d’une
politique répondant aux besoins environnementaux et sociaux. Une telle
politique fiscale permettra la mise en œuvre de politiques européennes
et nationales ambitieuses de développement des services et de l’emploi
publics (ou associatifs subventionnés) : santé, éducation, petite
enfance, personnes âgées, transports collectifs, logement social,
culture, environnement ; ainsi que d’un développement massif des
investissements publics et privés dans les domaines des énergies
renouvelables, des économies d’énergie, de la recherche fondamentale et
appliquée

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