Première chapitre
Madame X travaille comme vendeuse dans une entreprise Rémoise de commerce. Elle a
été embauchée, en janvier 2006, sous un contrat de travail, un CNE (Contrat Nouvelle
Embauche).
Elle travaille du Lundi au vendredi de 10hà18h et le samedi de 10hà12h et de 14 à 19h,
soit 39 heures.
Sa rémunération a été fixée par contrat à 762,25€ brut mensuel + une commission
mensuelle en fonction des ventes HT selon un barème contractuel. (de 0 à 43 000€ = 2%,
de 43 000 à 73 000€ =2,5% et + de 73 000€ = 3%).
Notons que le fixe n’a pas évolué depuis son embauche.
Deuxième chapitre
L’employeur calcule son salaire brut de la façon suivante.
Salaire horaire de base 762,25€ + commission, ou prime sur chiffre d’affaire, +
complément de salaire le tout ne devant jamais dépasser 1397,63€. Et ce quelque soit le
mois de travail.
Notons, et c’est la moindre des choses que 1397,63€, correspondent au taux horaire
du brut SMIC en vigueur au 1 er juillet 2006, soit 8,27€ x par 169 heures.
Troisième chapitre
Salaire Brut du moi d’Août 2006
Salaire horaire = 762,25€
Commission = 189,61€
Complément de salaire= 445,77€
Total salaire bruit = 1397,63€
Quatrième chapitre
Madame X, fait à la demande de son employeur des heures supplémentaires. Elle
maintient le magasin ouvert quelques soirs après 18h00, elle travaille quelques dimanches
etc ….
Est-elle payée en heures supplémentaires ? Réponse NON. « C’est pour ton bien, que
travailler plus, tu peux ainsi, faire plus de ventes, ta commission sur vente sera plus
élevée » lui dit son employeur et il ajoute « De quoi te plains-tu. Travailler plus pour
gagner plus, c’est quand même une bonne chose. »
Notons qu’au mois de Mai 2006, Madame X, en travaillant plus, a fait plus de vente
mais, c’est par le plus grand des hasards, l’employeur n’a pas eu recours au
complément de salaire (pour atteindre le SMIC), sa prime sur chiffre d’affaire, était
au centime près égale au complément obligatoire.
Cinquième chapitre
Madame X, commence à trouver cela un peu louche. Ces heures de 35 à 39 ne sont pas
rémunérées à un taux majoré. Elles ne sont pas récupérables sous forme de repos
supplémentaires. Et son employeur continue de lui dire. « Travaille plus pour gagner
plus ».
Elle commence par ailleurs à s’épuiser.
Sixième chapitre
Je reçois Madame X, à notre permanence juridique. Nous étudions le dossier. Je lui
explique ses droits.
« Que faire ?» me demande-t-elle, « si je réclame mon dû ? combien de chance ai-je de
rester dans mon entreprise ? J’ai signé un CNE. »
Suite au prochain épisode.
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