Mercredi 22 Novembre 2006

Première chapitre

 

Madame X travaille comme vendeuse dans une entreprise Rémoise de commerce. Elle a

 

été embauchée, en janvier 2006, sous un contrat de travail, un CNE (Contrat Nouvelle

 

Embauche).

 

Elle travaille du Lundi au vendredi de 10hà18h et le samedi de 10hà12h et de 14 à 19h,

 

soit 39 heures.

 

Sa rémunération a été fixée par contrat à 762,25€ brut mensuel + une commission

 

mensuelle en fonction des ventes HT selon un barème contractuel. (de 0 à 43 000€ = 2%,

 

de 43 000 à 73 000€ =2,5% et + de 73 000€ = 3%).

 

Notons que le fixe n’a pas évolué depuis son embauche.

 

Deuxième chapitre

 

L’employeur calcule son salaire brut de la façon suivante.

 

Salaire horaire de base 762,25€ + commission, ou prime sur chiffre d’affaire, +

 

complément de salaire le tout ne devant jamais dépasser 1397,63€. Et ce quelque soit le

 

mois de travail.

 

Notons, et c’est la moindre des choses que 1397,63€, correspondent au taux horaire

 

du brut SMIC en vigueur au 1 er juillet 2006, soit 8,27€ x par 169 heures.

 

Troisième chapitre

 

Salaire Brut du moi d’Août 2006

 

Salaire horaire = 762,25€

 

Commission = 189,61€

 

Complément de salaire= 445,77€

 

Total salaire bruit = 1397,63€

 

Quatrième chapitre

 

Madame X, fait à la demande de son employeur des heures supplémentaires. Elle

 

maintient le magasin ouvert quelques soirs après 18h00, elle travaille quelques dimanches

 

etc ….

 

Est-elle payée en heures supplémentaires ? Réponse NON. « C’est pour ton bien, que

 

travailler plus, tu peux ainsi, faire plus de ventes, ta commission sur vente sera plus

 

élevée » lui dit son employeur et il ajoute « De quoi te plains-tu. Travailler plus pour

 

gagner plus, c’est quand même une bonne chose. »

 

Notons qu’au mois de Mai 2006, Madame X, en travaillant plus, a fait plus de vente

 

mais, c’est par le plus grand des hasards, l’employeur n’a pas eu recours au

 

complément de salaire (pour atteindre le SMIC), sa prime sur chiffre d’affaire, était

 

au centime près égale au complément obligatoire.

 

Cinquième chapitre

 

Madame X, commence à trouver cela un peu louche. Ces heures de 35 à 39 ne sont pas

 

rémunérées à un taux majoré. Elles ne sont pas récupérables sous forme de repos

 

supplémentaires. Et son employeur continue de lui dire. « Travaille plus pour gagner

 

plus ».

 

Elle commence par ailleurs à s’épuiser.

 

Sixième chapitre

 

Je reçois Madame X, à notre permanence juridique. Nous étudions le dossier. Je lui

 

explique ses droits.

 

« Que faire ?» me demande-t-elle, « si je réclame mon dû ? combien de chance ai-je de

 

rester dans mon entreprise ? J’ai signé un CNE. »

 

Suite au prochain épisode.

 

Oui, c’est cela aussi la réalité du travail, aujourd’hui,.
publié par unsa-sapn dans: actualités

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