La Confédération européenne des syndicats (CES) a dénoncé la position de la Chambre de commerce européenne en Chine qui s’est prononcée contre l’adoption de nouvelles lois pour réduire le temps de travail et améliorer le niveau des salaires. En effet, la Chambre de commerce considère que cela « augmenterait les coûts de production chinois et obligerait les entreprises étrangères à reconsidérer de nouveaux investissements voire la poursuite de leurs activités en Chine ».
Pour John Monks, Secrétaire général de la CES : « Il est scandaleux que des entreprises européennes à la recherche de profits menacent de désinvestir si l’on devait introduire des normes même très minimales en Chine. Plutôt que de s’engager dans une course au nivellement vers le bas, elles devraient respecter partout dans le monde des normes qu’elles sont supposées respecter dans leurs pays ».
Par conséquent, la CES a souligné la nécessité de politiques européennes assurant la promotion des normes fondamentales du travail et le travail décent, en réponse à la consultation lancée par la Commission européenne sur les relations commerciales et économiques entre l’Union européenne et la Chine.
L’UNSA, membre de la CES, soutient totalement cette condamnation et l’exigence du respect des normes fondamentales du travail.