Bagnolet, le 13 septembre 2006
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° 057 - 2006
PREVENIR PLUTOT QUE REPRIMER
Aujourd’hui, 13 septembre 2006, commence le débat au Sénat sur le projet de loi de la prévention de la délinquance.
Dans ce débat, l’UNSA considère que si le combat contre la délinquance est nécessaire, la prévenir est tout aussi important.
Pour l’UNSA, de nombreuses mesures contenues dans le projet sont inacceptables.
Le pouvoir de sanction attribué au maire, la transmission d’informations nominatives sur les personnes ou les familles en difficultés, la création de fichiers, la multiplication des injonctions thérapeutiques, l’obligation pour le médecin de signaler les violences conjugales sans avoir l’accord de l’intéressé comportent un grave risque d’atteinte aux libertés individuelles.
De plus, l’Unsa contexte la méthode utilisée pour élaborer ce projet de loi, dans la plus grande opacité, sans concertation avec les professionnels et les instances consultatives du secteur.
L’Unsa demande que le statut des travailleurs sociaux soit mieux défini et garanti. Ceux -ci doivent pouvoir exercer leur mission en toute indépendance et dans des conditions qui ne remettent pas en cause la confiance dont ils bénéficient de la part des personnes qu'ils assistent, confiance qui est un élément essentiel de l'efficacité de leur travail.
Pour l’Unsa, la prévention de la délinquance nécessite un véritable débat de société préalablement préparé par des échanges entre les professionnels et institutions.
L’Unsa demande le retrait de ce projet de loi car toute politique de prévention cohérente doit être menée après avoir évalué l’existant et clarifié les responsabilités de chacun.
Contact presse : Patricia REJNERO
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