Mardi 26 Septembre 2006

Avis critique de la CNCDH
sur le projet de loi sur la prévention
de la délinquance

La Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) a adopté, par 49 voix contre 11, un avis critique sur le projet de loi sur la prévention de la délinquance lors de son Assemblée plénière du 21 septembre dernier. L’UNSA a voté cet avis.

Par ce dernier, la CNCDH s’interroge sur la philosophie d’un texte dont les finalités ne sont pas véritablement affichées et qui, malgré le titre annonçant un projet de loi sur la prévention de la délinquance, traite essentiellement de mesures de répression ou de moyens permettant de la mettre en oeuvre.

La CNCDH regrette l’absence de cohérence globale du projet de loi qu’elle appréhende comme un texte d’opportunité qui semble vouloir répondre à la crise ponctuelle des violences urbaines de novembre 2005. En outre, la juxtaposition de mesures diverses, d’ordres différents et le fait qu’elle ait des implications sur neuf codes et lois, en fait une loi « fourre-tout » qui occulte la logique éventuelle d’un texte pourtant attendu de la part de nombreux professionnels, et qui soulève de nombreuses inquiétudes.

D’autre part, la CNCDH mesure les conséquences de ce projet de loi sur les familles les plus défavorisées et se trouvant déjà dans une situation avancée de précarité. En effet, bien des mesures présentent un volet social à l’égard de ces personnes dans une logique de contrôle, de suspicion, présentée comme une obligation. Ceci risque de faire échouer la lutte contre les exclusions qui nécessite écoute et confiance pour permettre à ces personnes d’accéder aux droits fondamentaux et d’exercer leurs responsabilités. La CNCDH note le risque d’une plus grande stigmatisation de ces familles. Elle souligne l’absence répétée de moyens humains et matériels indispensables à la mise en oeuvre des textes adoptés.

La CNCDH a également adopté un avis sur les systèmes d’armes à sous-munitions. Face à la mobilisation grandissante de la société civile, et aux ravages causés par ces armes sur le terrain, la CNCDH estime que la France devrait jouer un rôle plus actif sur cette question importante. Afin de montrer son engagement pour le respect du droit international humanitaire et éviter de nouvelles victimes civiles, la CNCDH invite le gouvernement français à prendre une série de mesures.

Résultats d’élections professionnelles

 

Résultats d’élections

Pour la première élection du comité technique paritaire national au sein de l’Institut national polytechnique de Grenoble (établissement regroupant neuf écoles d’ingénieurs), l’UNSA arrive en tête avec 228 des 670 suffrages exprimés, soit 37,62%, devant la CFDT (29,21%) et la CGT (23,10%).

Lors des élections au comité d’entreprise de la base logistique internationale Intermarché située à Saint Paul les Dax (40), l’UNSA remporte dans le premier collège trois sièges sur quatre avec 91 des 118 exprimés, devant la CGT.

Une union locale
à Montmorillon (86)

Une union locale UNSA vient d’être créée à Montmorillon (Vienne) avec pour secrétaire général, José Romelé.

Son siège social est fixé : 40 rue Néchaud 86500 Montmorillon.

Contact : romele@unsa.org

Protection de la santé
des travailleurs
REACH
doit compléter
la réglementation existante

Au moment où la proposition de réforme de la législation européenne sur le commerce des substances chimiques, appelée REACH (Registration, Evaluation and Autorisation of Chemicals) va être examinée en deuxième lecture par le Parlement européen, l’UNSA a participé le 19 septembre à Bruxelles à une conférence organisée par la Confédération européenne des syndicats (CES) sur les liens entre REACH et la législation européenne en matière de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs.

L’UNSA, avec la CES, considère que :

- REACH doit compléter la réglementation relative à la protection de la santé et de la sécurité au travail ;

- la procédure d’autorisation de mise sur le marché de produits par REACH doit être de promouvoir le remplacement des substances chimiques les plus dangereuses comme le prévoit la législation européenne sur les agents cancérogènes.

L’UNSA, comme la CES, apporte donc son soutien à la proposition du Parlement en ce qui concerne la place du principe de substitution dans REACH et s’associe à la déclaration de John Monks, secrétaire général de la CES, selon laquelle : « Une autorisation pour une substance extrêmement dangereuse doit toujours être refusée quand une alternative plus sûre existe ».

Consultez le site « l’UNSA et l’Europe » sur la page d’accueil du site UNSA ou :

publié par unsa-sapn dans: unsa infos
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